« Retour au blog de ma-fic-tokio-h-2

Chapitre 1 - Des cris, des larmes, des pleurs... Bonheur? part.1

Chapitre 1 - Des cris, des larmes, des pleurs... Bonheur? part.1
25 Novembre, Jeudi

Je gravis rapidement les marches de l'appartement et rentre en furie dans le salon où je trouve ma s½ur Yana, étendue sur le divan, un joint à la bouche.
- T'as pas encore fait le ménage de la maison?! dis-je sur un ton assez fâché.
- He ho! Relaxe, je vais le faire... le mois prochain... dit ma petite s½ur pour se défendre.
- Tu te trouves drôle? Je suis la seule à travailler dans cette foutue maison et toi tu passes tout MON argent dans de la drogue!
- on n'a même pas la télévision! réplique Yana
- ben si tu te trouvais un job et que tu arrêtais le pot on pourrait en avoir une! dis-je hors de moi.
- Et si on n'avait pas fugué on n'en serait pas rendu là avec des problèmes d'argent!
- J'avais fait ça pour notre bien!
- pour notre bien tu dis?! C'est à cause de toi que maman s'est suicidée!
- ce n'est pas ma faute! répondis-je. Je tremble en disant ces derniers mots. Ma voix tressaillit et des larmes montent à mes yeux. Je n'en peux plus. Il faut que je sorte de cet appartement. 23h30... J'ai le temps de partir.
Je ne pris que mon chandail noir puis mis ma capuche sur ma tête et sortis dehors. Dans les rues désertes, on entend l'écho de mes souliers talon-haut sur l'asphalte encore mouillée. Les mains dans les poches, j'avance rapidement. De ma bouche sort de la bué. Il faut dire qu'en ce 25 novembre il commence à faire froid, très froid. Perdue dans mes pensées, je m'arrête comme ça là, en pleine rue.
- on est le 25 novembre... murmurais-je comme dans un rêve.
La nuit d'il y a trois ans me revint comme un cauchemar pour me hanter encore longtemps... J'entends encore sa voix, même après toutes ces années, je me souviens de tous les détails, de tous les mots qui sont sortis de sa bouche... Et aussi de la mienne...
«- On n'a pas besoins de toi! On part maintenant! dis-je fermement.
Ma mère, encore ivre, venait de me battre, une fois de plus...
- ma décision est prise, NOTRE décision est prise! À moi et à Yana! Tu ne nous feras jamais changer d'idée! continuais-je sur le même ton.
Je tiens ma petite s½ur de 10 ans par la main. Chacune un sac sur le dos, avec seulement le stricte nécessaire à l'intérieur. Ma mère pleur, me supplie. Mais je dois être forte, je ne dois pas céder, pour moi, pour Yana, pour nous.
- Angel... non... s'il te plait... supplie ma mère.
Elle s'approcha de moi pour me serrer dans ses bras mais je m'écarte d'elle. Je dois rester forte.
- Yana! Non, Yana... ne vas pas avec elle... ta place est ici... avec ta mère qui t'aime... tu sais, je t'aime tant... enchaine cette femme saoule qui me sert de mère.
Yana s'accrocha encore plus à mon bras. Elle a peur.
- Tu viens Yana, c'est le temps d'y aller... dis-je pour en finir une fois pour toute.
Ne tenant plus, ma mère poussa un cri déchirant de douleur. Juste à y repenser, mon c½ur se brise... Ma s½ur et moi sortons de l'appartement et ma mère lança les dernières paroles que j'entendis d'elle...
- Tu n'iras nulle part sans moi! À 12 ans tu n'arriveras à rien! Tu es juste comme ton père! JE TE HAIS!
23h30. Je sors de l'appartement et tire ma petite s½ur par le bras, laissant maintenant couler mes larmes. Il faut avancer, ne pas retourner derrière. Juste quelques jours... et après on rentrera à la maison, ma mère aura arrêté de boire et on vivra une belle vie heureuse.
Enfin... c'est ce que je croyais à ce moment là. 4 jours plus tard, on retourne à l'appartement et on retrouve le corp de ma mère, dans la baignoire, dans un bain de sang, une lame de rasoir à la main...
Yana se mit à pleurer. Et moi, j'essaye de me convaincre que ce n'est pas ma faute. »

Les phares d'une voiture me ramènent sur terre et je recommence à avancer. J'arrive à un parc... Le même parc où moi et ma s½ur nous nous étions cachées pour ne pas que ma mère nous retrouve 3 ans plus tôt. Ce parc je le connais par c½ur. Le jour, il est bondé d'enfants, il grouille de partout. Mais le soir, il est complètement vide, triste. Dans ce parc, il y a des barreaux, des toboggans, des bascules... Je me dirige vers les balançoires. Peu importe si elles sont encore mouillées à cause de la neige fondante de tout à l'heure, je m'assois quand même dessus et laisse le vent glacial me bercer un peu.
- 3 ans déjà... murmurais-je.
J'étais tellement absorbée dans mes pensées que je ne vis pas le jeune homme qui s'approche de moi.
- euhmm... je peux m'asseoir? dit-il.
Je relève la tête et fit signe que oui. Mon maquillage a surement dû couler puisqu'il me regarde avec pitié. Non, non! Ne me regarde pas comme ça!... on reste quelques minutes en silence à se balancer du bout des pieds puis il rompt le silence avec sa douce voix...
- comment tu t'appelles? demanda-t-il.
J'ai un léger sourire et je lui réponds.
- Je suis Angel... et toi?
- Moi c'est Bill... T'as vraiment un joli nom
Je crois que je rougis un peu mais l'unique lampadaire du parc n'éclaire pas assez pour que Bill ne remarque quoi que ce soi.
- euh ben... Merci dis-je, rougissant un peu.
- je ne sais pas vraiment pourquoi mais j'ai comme l'impression que toi ça ne vas pas fort. J'ai raison? dit-il.
- ouais... hum... disons que j'ai eu une dispute avec ma s½ur... répondis-je.
- une dispute à cause de quoi? me demanda-t-il.
- Pour faire une histoire courte, elle chiale qu'on n'a pas d'argent alors que je suis la seule à travailler et qu'elle passe tout mon argent pour s'acheter de la drogue... lui répondis-je en toute franchise. J'ai besoins de me vider le c½ur.
- ah ok... pas vraiment hot... mais tes parents ils font quoi avec ça?
Là, je ne pu m'empêcher de sangloter. Bill passe à côté de moi et me serre dans ses bras. Il doit le sentir que j'ai besoin d'être réconforté et c'est ce qu'il fait. En plus j'ai tellement froid qu'en plus il me réchauffe. Il desserre son étreinte...
- qu'est-ce qu'ils ont eu? s'inquiéta-t-il.
Je sèche mes larmes d'un revers de la main et me relève de la balançoire en croisant les bras pour me donner plus chaud.
- mon... mon père je ne l'ai jamais connu et... et ma mère s'est suicidée il y a 3 ans... balbutie-je.
À ces mots, Bill me serre une fois de plus dans ses bras. Je me sers un peu plus contre lui. Je crois bien que c'est la première preuve d'amour que l'on me fait depuis ce foutu 25 novembre... à cette pensée, je verse une larme de plus. Bill, lui, me souffle des mots réconfortant à l'oreille. Ça fait tellement de bien. J'ai l'impression de le connaître depuis très longtemps, mais ce n'est pas le cas.
Après une bonne dizaine de minutes, je me recule pour pouvoir mieux lui parler.
- ça va aller mieux maintenant? demanda-t-il.
- oui, oui... je me demandais juste... qu'est-ce que tu fais dans un parc à cette heure?!... m'intriguais-je.
- ben... j'ai moi aussi eu une chicane avec mon grand frère... moins grave que la tienne c'est sûr, mais disons que je n'aime pas quand on se chicane...
- tu y tiens beaucoup à ton grand frère...? demandais-je.
- oui... il est toute ma vie.
- pareil pour moi avec ma s½ur, mais je ne crois pas que c'est la même chose pour elle...
- ne dis pas ça! répliqua Bill.
- tu n'as jamais eu le goût de faire le grand saut toi quand ça va vraiment trop mal? demandais-je.
- oui... c'est sur... mais à la place j'écris des chansons, ça me vide le c½ur. m'avoua le jeune homme.
- ok...
- tu chantes? me demanda le garçon au cheveux corbeau.
- ça m'arrive de chanter j'aime bien ça mais... avec ma s½ur... je n'ai pas vraiment de temps pour moi... répondis-je.

# Posté le samedi 14 juin 2008 21:52

Modifié le mardi 26 août 2008 14:13

« Article précédent : Sachez d'abord que j'écris pour mon propre...

Article suivant : Chapitre 1 - Des cris, des larmes, des... »